1. 360 in 365 - Le billet de blog qui parle du projet.

    Tu as sûrement suivi mon projet 360 in 365 (parfois nommé 360 in 372 pour des raisons évidentes), mais au cas où tu débarques, je te conseille de lire ce précédent billet : 360in372 puis celui-ci : 360in372 – deuxième étape de la réflexion. Tous deux ont été rédigés en octobre dernier, alors que je travaillais sur la conception du livre. Je ne suis plus dans une étape de réflexion, j’ai agi et ça a bien avancé…

    Comme je l’ai expliqué dans mes précédents billets, j’ai voyagé pendant un au antour du monde. Au retour, j’ai trié, sélectionné, recopié, scanné tout un tas de matériau à organiser en livre. Le projet 360 in 365 prendra la forme d’un livre (en papier) présentant les meilleurs passages du périple, accompagné d’une archive du voyage, et d’un ebook optimisé pour les liseuses, qui regroupera tous les textes ainsi que quelques photos.

    Aujourd’hui, je publie le site d’aperçu du projet, un état des lieux pour ceux qui suivent et un appel à l’aide… ou plutôt une proposition, pour tenter de trouver une structure d’édition pour m’aider à mener ce projet à bien.

    L’aperçu du projet

    Ça se passe à l’adresse http://360in365.com/archive/.

    Les trois axes de publication sont proposés à la consultation sur ce site. Le contenu de ces trois supports (livre, archive, ebook) partage la même base : mon passage aux Philippines, en Corée et au Japon.

    Le livre

    360 in 365 - le livre

    360 in 365 - le livre

    Un PDF du livre est disponible dans la section téléchargements. Le concept de ce livre a été décrit dans les précédents billets : une double-page par journée de voyage. L’aperçu présente 42 jours consécutifs, mais le volume final devrait contenir une centaine de jours sélectionnés sur toute la durée du voyage : seules les pages les plus intéressantes seront incluses, les passages les plus emblématiques de mon périble, les photos les plus belles…

    J’ai fait tirer quelques exemplaires du livre via Blurb.fr, dans un format réduit par rapport au projet, mais ça permet de donner une bonne idée du résultat final. Ces exemplaires sont destinés à être montrés aux éditeurs intéressés par le projet. C’est un peu plus évolué qu’un simple manuscrit, non ?

    L’archive online

    360 in 365 - l’archive

    360 in 365 - l’archive

    L’aperçu de l’archive est visitable à l’adresse http://360in365.com/archive/. J’ai développé le site courant novembre, en suivant les standards HTML5 les plus récents et certains éléments CSS3 pour donner à l’archive son apparence originale. J’ai mis l’accent sur la lisibilité, l’aisance de navigation et la convivialité. Il était très important pour moi de pouvoir présenter chaque jour de manière unique. Ça rend le travail de conception plus dense, mais le résultat final met plus en valeur chaque photo, texte ou autre élément que je partage.

    Cette maitrise des styles me permet pratiquement autant de flexibilité qu’en utilisant inDesign pour le livre imprimé. En tant que designer graphique du projet, ça me fait très plaisir de pouvoir m’amuser !

    Pour la partie technique (je sais que ça intéressera certains), j’utilise le CMS Kirby. Ce système permet de gérer le contenu du site en dossiers & fichiers textes, ce qui m’affranchit d’une base de donnée, et me permet de pouvoir éditer le site uniquement avec SublimeText et Filezilla, ou avec le backoffice intégré. Le niveau de customisation des templates de Kirby est extremement poussé, ce qui me permet beaucoup, beaucoup de choses, même à exporter le site en XML compatible ePub 3 pour l’ebook ; les seuls vrais problèmes rencontrés ont trait à la gestion des dates et ce genre de choses. N’hésite pas à me prévenir en cas de bug ou de mauvais fonctionnement…

    L’ebook

    360 in 365 - l’ebook
    photo: @emmanuelc

    L’ebook est disponible dans la section téléchargements du site. Il est au format ePub 3, compatible avec la majorité des tablettes et liseuses (testé sur iPad & Kobo sans problème).

    Cet ebook contient tous les textes de l’archive (billets du blog, notes du journal), ainsi que certaines photos, traitées pour tirer partie des capacités d’affichage des liseuses. Noir et blanc, 16 niveaux de gris tramés. Cette précaution diminue le poids des images et garde la réactivité de la liseuse.

    Je propose un ebook en complément de l’imprimé et de l’online parce que je suis conscient que le texte est un des piliers de mon projet ; je permets aux lecteurs d’emporter mon livre avec eux dans les avions ou les trains où un Beau Livre n’est pas pratique et l’accès à Internet est impossible.

    La suite

    Maintenant, ce qui m’attends, c’est environ trois mois de remplissage de contenus du voyage dans l’archive, de mise en page du livre et la même chose pour l’ebook…

    À la suite de ça, il faudra imprimer le livre, le stocker, le distribuer aux libraires ; le vendre, quoi.

    Pour ces deux étapes, j’ai besoin d’assistance. Lors de la rédaction/remplissage/mise en page, il me faut l’œil d’un professionnel qui a déjà fait des livres et qui peut me guider pour parfaire le fond et la forme du projet. Sans une structure éditoriale et quelqu’un pour m’aider, le travail prendra plus longtemps et ne sera peut-être pas de qualité égale au final. Dans un deuxième temps, une maison d’édition est primordiale : je n’ai aucune expérience en impression de livres. Je n’ai pas de réseau de distribution. Sans compter le financement d’un tel projet. J’ai juste un site internet, un concept original, et un contenu unique…

    Continuer tout seul, ça voudrait dire lever des fonds via KissKissBankBank ou Ulule, faire imprimer, avoir des cartons dans mon petit appart pendant des mois, et ne vendre que sur Internet. Ça limiterait nécessairement le tirage du livre, ainsi que la qualité du rendu, et ça ne garantirait pas que je m’y retrouve financièrement à la fin du projet.

    C’est donc pour ça que je cherche une structure éditoriale : l’originalité de de la forme de mon projet et la qualité de son fond pourraient, à mon avis, intéresser des éditeurs aimant les projets bien faits, les belles expériences éditoriales et les vraies aventures littéraires.

    Si tu es éditeur/trice ou que tu connais du monde dans l’univers du livre tu m’intéresses, écris-moi un mail, j’y répondrai.

    Merci !

    Merci à celles et ceux qui m’ont accompagné dans ce projet, qui m’ont aidé et supporté : @cheekfille, @prisme, Nadia, @chloevollmerlo, @emmanuelc, @Mitternacht & @plouga… La liste est encore longue, et elle va s’allonger.

    Merci aussi à tous ceux qui m’ont envoyé des mots d’encouragement ou des compliments, ça me touche beaucoup de savoir que mon projet vous enchante :)

    Merci surtout à @OldCola pour le nom du projet.

    Et n’oubliez pas de visiter le site du projet : http://360in365.com/archive/

  2. 360in372 – a second step in the reflexion

    Two weeks ago I wrote about my book project, the one i’m currently writing about my travel. (Joachimesque : 360in372 in English)

    This article lead to a great deal of positive feedback from you all, and showed me that all the work I’m doing around my trip will find readers. I could also have very interesting discussions with people who work in the publishing industry, and who could help me on safer ways to get my book published.

    a very, very ambitious project

    760 pages is a lot. Such a book would measure 25 × 25 × 5cm, and wheigh about six pounds. It would cost 60€ at least to produce, which would lead the price to be as high as 100€ by a conservative estimate. Counting my parents, all my extended family and my friends, I think I could sell five of these books… and when you know that a printer has a lower limit of 500 books per batch, I would have 495 volumes to stock at my place. And think of how to finance it. Getting 30,000 euros out of my bank account is not possible unless I want to owe my bank 29,983 € (30k€ is twice the price of my trip — if I had this kind of money readily available, I wouldn’t print a book, I’d go back on the road!)

    So yeah, I had to re-think my approach to this project. After all, they say that people who are right most of the time are people who change their opinions a lot…

    an ambitious project, but slightly less so

    While discussing with my family, friends, previous micro-sponsors who want to continue their support or new enthousiasts, I could get a more precise vision of my book project.

    First off, I need to cut the number of pages. All the people with which I discussed would like to see lots of pictures, read all of my journal entries and know everything else about the trip. At the same time, the book must not be so big and cumbersome. And not too expensive, too. And so I decided to keep a third of the days of my trip.

    By drastically cutting down the quantity of pages, I’ll have to select only the most interesting days. I don’t want to cut blindly two days out of three ; the days I’ll select will be the richest days, with more photos/texts/adventures and things relevant to that point in my travel.

    The book will show about 120 days, which makes about 260 pages (counting the appendices, intros…). It will be way easier to think about self-publishing it, and finance it through crowdfunding (KissKissBankBank, Ulule or KickStarter), because it would cost me only around 10k Euros. Moreover, it would be quite easier to show it to a publisher with the idea of co-publishing it.

    But! I hear your say, I want to see everything that happened to you! Your book won’t contain it all! Booh!

    Don’t despair, cherished reader. There’ll be more to the book than just the book. There’ll be another dimension, which you’ll access through digital means, like your Interweb Compy or your ePhone. I’ll get all the travel archive available on the Internet for you to gorge on.

    the digital dimension

    I plan to make a website accessible with big computers along with small smartphones and tablets, and I’m also thinking of creating ePub and PDF versions of the book (more practical in the train or the plane when there’s no WiFi signal).

    Of course I’ll have to optimize the contents to each medium. The paper-book won’t contain too many pictures but the prettiest, I’ll only print the most interesting texts. The website will be super-filled with stuff, browsable by day, country or contents type, but won’t be available offline. And the eBook will have mostly texts (so as not to fill the memory of your phone/tablet/eReader), and some photos that can look good in black and white… and won’t be limited by DRM.

    As I’ll have different contents types, why not get them available separately? Here’s how I plan to release the book :

    • 30€ : the paper-book + access to the web archive + eBook
    • 10€ : access to the web archive + eBook
    • gratuit : access to a limited version of the web archive + one chapter of the eBook (+ a PDF file with one chapter of the paper-book?)

    The prices are not final, I’m giving them here before making any serious study, but it’s to give you an idea of what I have in mind.

    As you saw, I added a third offer, a free offer. That’s for all the potential readers who want to try before they buy. We all want to see if what we’re buying will be worth our money… and I think a chapter of the eBook and a chapter of the paper-book (in PDF) can show the difference between 10€ and 30€.

    The Web Archive would be available to all paying readers, but protected by a PayWall. Basically, the free readers would get access to one chapter, plus a few pages for free each month.

    Let’s say for example, you bought the paper-book and you want to share a remarkable article to your Aunt that lives in NYC, you can send her a link to that day’s page on the Web Archive, even if it’s not in the chapter ; she’ll be able to read it, along with any other page you’ll send her (with a limit of, let’s say, 5 each month). That way you can share, and perhaps she’ll like it enough to buy me a copy!

    before I forget about it, what about English-language readers?

    Right now, most of my friends and family and potential readers are French, all the content has been written in French (though some was translated in English) and I happen to dream in French. The paper-book will be printed in French, but the Web Archive and the eBook will be available in English in the few months following the release in French.

    Printing the paper-book in English is not yet part of the equation, but if I get the funding and enough potential readers why not translating it?

    So yeah, no DRM on the eBook, but a PayWall for the Web Archive?

    Yep.

    No DRM means you can send the eBook to your Aunt from NYC. Perhaps she’ll like it and buy it to have the paper-book. And perhaps she’ll show it to her book club.

    The PayWall idea is a bit different. It’s a guarantee that I’ll get payed for my work as author/self-publisher/photographer/designer/manager and it’ll also permit access to potential readers.

    I am very conscious that it goes against the ideal of an Open Web, and might not be as cool as the DRM-free eBooks. But nothing keeps you from contacting someone you know who just bought the book, for his access codes…

    co-publishing? why you talkin so cray-cray?

    Way up in this here text I wrote about co-publishing the book. I don’t know if the word exists already or if my idea was already idea-ed by someone else, but here’s what I think :

    I would publish the book from two sources of financing : money from a real publisher, and money that I would have crowdfunded. It would allow a small publishing house to help with the creation/making/printing/stocking/distributing of the book without having to invest all the money needed for such a project. Cheaper for the publisher, and the guarantee that a big number of books would already be sold before printing them.

    So yeah. I think I’ve written all about the state the project’s in right now in my head.

    As for the project itself, I’m working on layouts and designs for the Web Archive. It’s gonna be pretty as hell.

  3. 360in372 – deuxième étape de la réflexion

    Il y a deux semaines j’ai parlé ici de mon projet de livre, celui que j’écris en ce moment à propos de mon voyage. (Joachimesque : 360in372)

    Cet article a entrainé beaucoup de retours positifs de votre part, et m’a montré que tout le travail que je fais autour de mon voyage trouvera des lecteurs. J’ai aussi pu avoir des discussions très intéressantes avec des personnes qui sont proches du monde de l’édition, et qui ont pu aiguiller un peu mon projet dans des voies plus réalisables.

    un projet très, très ambitieux

    760 pages, c’est vraiment beaucoup. Un tel livre mesurerait 25 × 25 × 5cm, et pèserait trois kilos. Le coût de production avoisinerait 60€ au bas mot, ce qui conduirait le prix du livre aux alentours de 100€. En comptant mes parents, toute ma famille et mes amis, je ne pense pas pouvoir en vendre plus de cinq volumes… et quand on sait qu’un imprimeur ne fait pas de tirage à moins de cinq cent exemplaires, ça m’aurait fait quatre-cent quatre-vingt quinze volumes à stocker chez moi. Et je n’oserai même pas aborder le financement. Sortir 30 000 euros de ma poche, c’est pas trop possible (pour info, c’est deux fois le prix total de mon voyage – si j’avais ce genre de liquidités je ne ferais pas un livre, je repartirais sur la route !)

    Il m’a donc fallu mettre de l’eau dans mon vin, et repenser le projet. Après tout, on dit que les gens qui ont souvent raison sont ceux qui changent souvent d’avis.

    un projet ambitieux, mais moins

    En discutant avec la famille, les amis, anciens micro-sponsors qui veulent continuer leur support ou nouveaux enthousiastes, j’ai pu affiner ma vision pour ce livre.

    Il faut d’abord réduire le nombre de pages. Tous ceux avec qui j’ai discuté voudraient voir beaucoup de photos, lire plein de pages de mon journal, connaître tout de mon voyage. Mais en même temps, le livre ne doit pas être trop épais et encombrant. Et pas trop cher, aussi. Je vais donc garder un jour sur trois, du projet original.

    En réduisant le nombre de pages du livre, il faudra que je sélectionne les jours les plus intéressants. Je ne veux pas couper deux jours sur trois sans discernement. Les journées présentées seront les plus riches en photos/textes/aventures, ou juste les plus représentatives de ce qui se passait à ce moment là dans mon voyage.

    Le livre montrera environ 120 jours, ce qui fait à peu près 260 pages (en comptant les appendices, introductions, etc…). Je pourrai donc beaucoup plus facilement envisager de mener ce projet à bien par l’auto-édition, financée via du crowdfunding (KissKissBankBank ou Ulule par exemple), étant donné qu’il coûterait seulement une dizaine de milliers d’Euros. Il sera en outre beaucoup plus facile à présenter à un éditeur pour l’intéresser à prendre part à une co-édition.

    Mais ! je t’entends dire, et si je veux tout voir, tout savoir de ton voyage ? Le livre ne va pas tout m’apprendre, c’est nul !

    Ne désespère pas, lectrice chérie ou lecteur adoré. En plus du livre, il y aura une autre dimension. Une dimension qui ne sera pas le papier, le bel objet ; une dimension accessible par les appareils numériques. Je vais rendre l’archive complète de mon voyage disponible sur Internet, dans des formats que je dois déterminer.

    la dimension numérique

    Je pense faire un site web accessible tant aux grands écrans qu’aux mobiles et aux tablettes, mais j’envisage aussi de faire une version ePub ou PDF, c’est plus pratique dans le train ou dans l’avion, quand il n’y a pas de WiFi.

    Bien sûr, il faudra que j’optimise les contenus pour chaque support. Le livre papier ne contiendra pas trop de photos mais ce sera les plus belles, et je n’imprimerai que les textes les plus intéressants. Le site web sera archi-complet, navigable par date, par pays, ou même par type de contenu, mais sera inaccessible hors-ligne. Et l’eBook contiendra surtout les textes (pour ne pas saturer la mémoire du téléphone/tablette/liseuse), et des photos qui rendent bien en noir et blanc…

    Et comme j’aurai plusieurs types de contenus, pourquoi ne pas les rendre disponibles séparément ?

    Trop peu de livres et publications prennent en compte le succès du support numérique pour la lecture. Peu de maisons d’édition font des livres sans DRM (que tu peux prêter à tes amis, léguer à tes enfants, comme des vrais livres en papier), qui ne soient pas chers (un eBook n’a pas à être imprimé et coûte très peu en bande passante, pourquoi est-il au même prix qu’un livre en papier ?) et utilisables sur tous les supports (telle liseuse ne lit pas les PDF, tel livre n’est vendu que pour marcher sur une seule app…). Et c’est vraiment dommage.

    Au final, je pense vendre mon livre de la façon suivante :

    • 30€ : le livre papier + accès à l’archive web + eBook
    • 10€ : accès à l’archive web + eBook
    • gratuit : accès à une version limitée de l’archive web + un chapitre de l’eBook (+ un PDF d’un chapitre du livre papier ?)

    Les prix ici sont des estimations, et ne sont pas finaux ; mais il servent à donner une idée du système.

    Vous avez vu que j’ai ajouté une troisième offre, qui est gratuite. C’est pour tous les lecteurs potentiels qui souhaiteraient goûter avant d’acheter. Un chapitre de l’eBook et un chapitre du livre (en PDF) peuvent donner une idée de la différence entre 10€ et 30€.

    L’archive web serait accessible à tous les lecteurs payants, mais protégée par un PayWall. En gros, pour les visiteurs gratuits ça limiterait la consultation à un chapitre, et peut-être permettrait un certain nombre de pages de l’archive payante par mois.

    Par exemple, si vous êtes un lecteur du livre papier, et que vous voulez faire lire un article incroyable à votre tante qui habite à New York, vous pouvez lui envoyer le lien vers un article de l’archive payante ; elle pourra le lire sans problème, ainsi que les autres pages qui vous lui enverrez, dans une certaine limite (mettons 5 pages par mois).

    attends… pas de DRM pour l’eBook, mais un PayWall pour le site ?

    Ouais.

    Pas de DRM ça veut dire que tu pourras envoyer l’eBook à ta tante New-Yorkaise. Si ça se trouve elle aimera, et se l’achètera pour avoir accès à l’archive complète – ou mieux, peut-être qu’elle achètera le livre…

    Pour l’idée de PayWall c’est un peu différent. C’est l’assurance que je serai rémunéré pour mon travail d’auteur/auto-éditeur/photographe/designer/manager, mais aussi la possibilité que le contenu sera accessible à des lecteurs potentiels et des simple curieux.

    Je suis conscient que ça va à l’encontre de l’idée d’un web ouvert à tous et que ça ne s’accorde pas spécialement à l’esprit anti-DRM dont j’ai fait part précédemment. Mais rien ne t’empêche de partager tes codes d’accès avec ta tante à New York si tu ne veux vraiment pas que mon labeur soit reconnu et dûment récompensé.

    co-édition kezako ?

    Un peu plus haut j’ai émis l’idée de lancer le livre via une co-édition. Je sais pas trop si le terme existe ou si l’idée est déjà utilisée couramment, mais voilà ce à quoi je pense :

    Il s’agirait de réaliser le livre avec des fonds d’un éditeur auxquels on ajouterait des fonds que j’aurais levés par moi-même (via du crowdfunding). Ça permettrait à un petit éditeur intéressé par le projet mais n’ayant pas les reins pour supporter l’investissement de m’assister dans la réalisation du projet pour toutes les questions d’imprimerie/stockage/distribution. Ça serait à moindre coût pour cet éditeur, et avec la garantie qu’un certain nombre de volumes seraient déjà vendus avant l’impression.

    Bon, je crois que j’ai mis à plat l’état de la réflexion autour du projet.

    Pour ce qui est du boulot, j’avance en ce moment sur des maquette pour l’archive web. Ça va être beau…

  4. 360 in 372, in english

    This is a long article in english, the translation of this recent post in French : 360 in 372, in which I’m writing about my book project. It’s a new project that brings my round the world travel to conclusion.

    Pour l’article en français, cliquez ici.

    1

    The travel

    Three years ago, I started a big adventure that ended a year and a week later. It was a travel around the world, a kid’s dream that brought me to Mongolia, in the Andes, in Tokyo and New York City. I shot 5,000 pictures on film, and thrice as much on digital, a blog with tens of thousands visits ; three travel journals filled to the brim with train tickets, foreign coins, bills ; a hundred postcards sent, dozens of new friends and lots of memories in my head.

    2

    A rough draft

    When I came back I started to think of the way I could make the project evolve : I’d have to organize all the stuff I brought back, classify and order it in the pages of a book so I could share the experience with my friends and family. A lot of people have followed my travels through my blog, and I’m thinking some other readers could enjoy reading amazing stories, incredible projects and travel journals.

    A year-long travel is a huge thing. You need time to land and take a step back, then some more time to get back deep in the raw material : pictures, journals, memories…

    For the last few months I’ve been working as a freelancer. It’s the perfect opportunity to work on this project.

    3

    the battle plan

    I want my project to be authentic.

    The travel lasted for a year, and got me to live a lot of adventures. I could never communicate but a fraction of these, and this fraction would still be gigantic. All the preparatory work was to select, edit, classify the stuff I brought back. My book needs to mirror the rhythm of the travel and the diversity of the experiences, with an emphasis on the richness and depth of these. I could print a series of 20 pictures without any link between them except for a common theme of “travel”, but it wouldn’t give justice to everything I’d like to share.

    I had to aim high, way high.

    A page spread per day. This should be quite a big book1.

    4

    Each spread will have various contents according to the day : a lot of pictures or not even one, drawings and paintings and sketches from the postcards I sent, blog texts or notes from my journal, even the daily selfportraits I shot, links to online contents… all of these will be arranged in an original manner, one day following the plan of a city, the next day displayed as a panoramic, playing with shapes and colors, contents and texts… I’m a graphic designer, I might as well have fun with the project!

    The book would then be available on paper, as well as digitally (PDF, web…). The real-life book would cost more, of course, but the digital opus wouldn’t be as beautiful and smell as good.

    At first, the book would be in French, but half the texts are already translated, so it wouldn’t be too long to get it in English.

    5

    a work in progress

    These last two weeks, I’ve worked hard on the book… or at least a part of it, covering my stay in the Philippines, Korea and Japan. 42 days, from February 26th to April 9th, 2010.

    The preparatory work has allowed me to try a few things on various formats, the type of texts and visuals I’d want to include, the visual identity and codes, the composition… This time has been productive and I’m starting to be quite satisfied of the results. The images displayed in this article are from my preparatory work.

    6

    what’s next?

    What should I do now?

    Simply put, I’ll just have to find a deal with a publisher, then I’ll make the rest of the book, it’s printed and sold and you can buy & read it.

    It’s not simple at all, actually. One of the numerous reasons is that the publishing world has been in recession for the last few years, fewer people buy “beautiful books”, especially when you can see them on the Internet. My project is very ambitious, and might not be commercially viable : you don’t see lots of big books in bookstores, and there might be reason to that. It’s a risky bet : a “big” publishing house might not want a single-shot project from an unknown author ; and a smaller publisher might not be able to support financially the printing/stocking/distribution of such a behemoth of a book. I’d like to be wrong though, after all I don’t know the publishing world that well…

    7

    I also thought of auto-edition. Looking at the scope of the project, I don’t have an answer yet. Blurb would not do with the specific format of my project (440 pages max) and I’m not a big fan of the paper/printing quality. Financing a first “small” run with French Kickstarter equivalents like KissKissBankBank or Ulule could work, but I’d have to improvise myself as a publisher, which I’m not. It would also require a big sum of money to finance that, much bigger than the micro-sponsoring scheme that helped me travel.

    These are the questions I’m starting to work on, these days. I’ll try to meet with people who can help and advise me on the path to printing that book. If you know people who work in publishing, in the media, in the travel industry, I’m interested : joachim.robert@gmail.com

    All the images come from the book preview I’m working on. These might change as the project evolves.

    8


    1. 372 spreads = 744 pages. Add to it the travel preparation and a few more pages, you get to a big volume of 760 pages. A big fat monster book. Yann Arthus-Bertrand’s book 365 jours pour réfléchir à notre Terre is around that size, is 2” thick and weighs about 5lbs.

      And to complicate things, I want it to be a 10” square. If such a book is printed on 115g/m2 paper, it will weigh about 6lbs. Which is a lot, for a book. 

  5. 360in372

    C’est un long article, je parle de mon projet de livre. C’est un nouveau projet qui continue mon voyage autour du monde, le développe, et le conclut.

    This post is in French only, but I might translate it in the near future.

    1

    le voyage

    Il y a trois ans, j’ai commencé une grande aventure, qui s’est terminée un an et une semaine plus tard. C’était un tour du monde, mon rêve de gamin, un voyage qui m’a entrainé en Mongolie, dans les Andes, à Tokyo et à New York. Un total de 5000 photos argentiques et trois fois plus de photo numériques, un blog et des dizaines de milliers de visites ; trois journaux de voyage remplis de billets de trains, de pièces de monnaie, de tickets de caisse ; une centaine de cartes postales expédiées, des dizaines de nouveaux amis et des souvenirs plein la tête.

    2

    une ébauche de projet

    À mon retour, j’ai commencé à réfléchir sur l’évolution du projet : organiser tout ce que j’ai rapporté, et entreposer ça entre les pages d’un livre, afin de partager cette expérience inoubliable avec mes proches, ma famille & amis, tous ceux qui ont suivi mon périple à travers le blog, et, pourquoi pas, d’autres lecteurs qui sont intéressés par les belles histoires, les projets incroyables et autres carnets de voyages.

    Un an de voyage, c’est énorme. Il faut du temps pour atterrir et prendre du recul, puis du temps pour s’immerger à nouveau dans tout le matériau brut de la mémoire : les photos, les journaux, les souvenirs…

    Depuis quelques mois, je suis travailleur indépendant. C’est une opportunité parfaite pour me replonger dans ce projet… et j’ai donc commencé à y travailler.

    3

    le plan d’attaque

    Je veux que mon projet soit authentique.

    Ce voyage a duré un an, et m’a fait vivre d’innombrables découvertes. Je ne pourrai jamais communiquer qu’une fraction de celles-ci, et cette fraction sera tout de même énorme. Tout le travail préparatoire a été le tri, le classement, la sélection ou l’éditing de cette masse de matériau. Il faut que mon livre reflète le rythme du voyage et la diversité des expériences, mais surtout la richesse de celles-ci. Imprimer une série de 20 photos qui n’auraient pas de lien entre elles mis à part le thème bien large du “voyage” ne rendrait pas justice à tout ce que je voudrais partager.

    Il a donc fallu que je vise haut.

    Une double page par jour. Ça va faire un gros livre1.

    4

    Cette page double contiendra, selon le jour, plein de photos ou pas une seule, des dessins, peintures ou croquis de mes cartes postales, des textes de blog ou des notes retranscrites de mon journal, un autoportrait-à-bout-de-bras que je prenais quotidiennement, des liens vers les contenus en ligne… Et la mise en page changera, variera, suivra un jour le plan de la ville, ou présentera le lendemain un panoramique, jouera avec les couleurs et les formes, les contenus et les textes… Je suis designer graphique, autant que je m’amuse avec ça !

    Ce livre serait donc disponible au format papier, ou numériquement (en PDF, web et autres). Le livre papier coûtera plus cher, bien entendu, mais le livre numérique ne sera peut-être pas aussi beau, et ne sentira pas aussi bon.

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    work in progress

    Ces dernières semaines, j’ai travaillé sur mon livre. Enfin, sur une partie, qui couvre mon passage aux Philippines, en Corée puis au Japon, soit 42 jours, du 26 février au 9 avril.

    Ce travail préparatoire m’a permis de faire des essais sur le format de pages, les contenus textuels et visuels, l’identité grahique, la composition page après pages… Cette période a été productive et je commence à être très satisfait du résultat. Les illustrations de cet article sont issues de ce tavail préparatoire.

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    la suite du projet

    Et maintenant, c’est quoi le plan ?

    C’est simple : je trouve un moyen de le faire éditer, je compose le reste du livre, il est imprimé puis vendu, et tu peux le lire.

    Non, en fait c’est plutôt compliqué, pour plusieurs raisons. D’une part, le secteur de l’édition a été gravement touché par Internet : moins de gens sont susceptibles d’acheter des livres, mêmes beaux, mêmes intéressants. D’autre part, mon projet est ambitieux, si tu vois peu de livres aussi gros sur les étagères de la Fnac ou de chez Mollat (big-up les bordelais !), c’est bien pour une raison. C’est un pari très risqué : un “gros” éditeur ne voudra peut-être pas d’un projet unique d’un auteur inconnu, sans rapport avec ses collections ; et de même un petit éditeur n’aura pas les moyens pour supporter l’édition/stockage/distribution d’un tel livre. J’aimerais bien me tromper, après tout je ne connais pas si bien le secteur de l’édition…

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    J’ai pas mal réfléchi à l’auto-édition. Étant donnée l’envergure du projet, je n’ai pas encore de réponse. Blurb ne propose pas de formats adaptés à mon projet (c’est limité à 440 pages) et je ne suis pas fan de la qualité des papiers et de l’impression. Financer une première édition à l’aide de KissKissBankBank ou Ulule pourrait être une solution, mais il faudrait que je m’improvise éditeur, ce que je ne suis absolument pas. De plus, c’est des sommes qui seraient trois fois supérieures à mon projet de micro-sponsor (qui avait financé une partie de mon voyage).

    La question du plan va devoir se poser prochainement, je vais tenter de rencontrer des gens qui pourront m’éclairer et me conseiller. Si tu as des contacts dans l’édition, dans les médias, dans le voyage, ça m’intéresse : joachim.robert@gmail.com

    Toutes les illustrations de cet article sont des captures de la preview du livre, et seront amenées à changer en fonction de l’évolution du projet.

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    1. 372 double pages ça fait 744 pages. Quand on y ajoute la préparation du voyage et quelques pages en plus, on arrive rapidement à un livre de 760 pages. Un mastodonte. Le livre de Yann Arthus-Bertrand 365 jours pour réfléchir à notre Terre compte à peu près ce nombre de pages, il mesure plus de cinq centimètres d’épaisseur et pèse deux kilos.

      Pour compliquer encore les choses, je tiens à le faire carré, de 25cm de côté. Si un tel livre est imprimé sur le même papier que l’excellente revue 6 Mois, il pèsera 2.7 kilos au bas mot. Ça fait beaucoup, ça m’étonne même un peu, mais je viens de compter. 

  6. San Francisco, CA, USA.
April 2010.

    San Francisco, CA, USA.

    April 2010.

  7. San Francisco, CA, USA.
April 2010.

    San Francisco, CA, USA.

    April 2010.

  8. San Francisco, CA, USA.
April 2010.

    San Francisco, CA, USA.

    April 2010.

  9. 
San Francisco, CA, USA.
April 2010.

    San Francisco, CA, USA.

    April 2010.


  10. 
築地市場
東京
日本国
April 2010.

    築地市場

    東京

    日本国

    April 2010.


  11. Castro, San Francisco, CA, USA.
April 2010.

    Castro, San Francisco, CA, USA.

    April 2010.